Originaire de l’ouest de la Côte d’Ivoire, Richard Douin n’a jamais véritablement choisi l’orpaillage. Né dans une famille aux moyens limités, il a grandi au milieu de l’exploitation minière artisanale, une activité omniprésente dans une autre région où il vivait. Très jeune, il fut contraint d’abandonner l’école, faute de moyens financiers. Chaque jour devenait une bataille pour se nourrir. "Je devais mendier les restes dans les restaurants pour ne pas mourir de faim," se souvient-il avec une amertume douce. Les difficultés de la vie l’ont poussé vers l’orpaillage, non pas par passion, mais par nécessité.