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Le projet planetGOLD Côte d’Ivoire démarre ses formations in situ des acteurs miniers après la présentation officielle du Guide d’aide à la formalisation.

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21 August 2026

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La professionnalisation de l’EMAPE passe aussi par la capacité des acteurs à comprendre et à appliquer les bonnes pratiques dans leurs conditions réelles de travail. C’est pourquoi planetGOLD Côte d’Ivoire a choisi de rapprocher la formation des sites miniers, en proposant un dispositif in situ, directement au contact des artisans et des réalités de chaque zone.

Déployées progressivement sur une durée de 09 mois, les formations concerneront les acteurs miniers artisanaux et à petite échelle de l’or d’Ahounienfoutou( département de Bongouanou), Abouakakro 2 (Département de Toumodi), Agbansou(département de Bouaflé), Bidiala-Bobosso(département de Dabakala) et Pétonkaha(département de Kiémou).

Pourquoi former « in situ » ?

L’approche in situ permet de partir des pratiques existantes et des situations auxquelles les acteurs sont quotidiennement confrontés. Les séances associent ainsi des présentations, des échanges avec les formateurs, des démonstrations et, lorsque les modules s’y prêtent, des exercices pratiques sur les sites d’exploitation.

L’objectif est de permettre aux participants non seulement d’acquérir de nouvelles connaissances, mais surtout de les relier directement à leurs activités : sécurité au travail, gestion des eaux et des déchets, prospection, exploitation, traitement du minerai sans mercure ou encore réhabilitation des sites.

Le nombre de bénéficiaires visés se chiffres à 150 participants, soit 30 acteurs par localité sélectionnés selon les critères suivants : 

  • être originaire de la localité bénéficiaire du projet ; 

  • être affilié à la coopérative bénéficiaire du projet ;  

  • être âgé de plus de 18 ans ; 

  • être effectivement travailleur sur le site minier concerné. 

Une attention particulière est également accordée à la participation des femmes, qui doivent représenter au moins 30 % des bénéficiaires.

Cette exigence permet d’intégrer la dimension genre au dispositif de renforcement des capacités et de favoriser une participation plus équilibrée des femmes aux dynamiques de professionnalisation du secteur.

Un parcours organisé en plusieurs étapes

Les formations déployées progressivement sur les différents sites sont structurées autour de plusieurs étapes.

Chaque session débute par une évaluation initiale des connaissances. Ce pré-test permet d’identifier le niveau des participants avant les enseignements et de disposer d’un point de référence pour mesurer les acquis.

Viennent ensuite les séquences de formation, qui combinent théorie et pratique selon la nature des modules. À l’issue de chaque parcours, une évaluation finale est réalisée afin de mesurer l’évolution des connaissances et d’apprécier les acquis des participants.

Cette approche permet également au projet d’identifier les besoins éventuels en matière de suivi et d’accompagnement.

Le programme couvre plusieurs dimensions de l’EMAPE, depuis les conditions de travail, la protection de l’environnement, jusqu’à la gestion de l’activité.

Les premiers modules portent notamment sur la santé, l’environnement, l’hygiène et la sécurité, avec une attention particulière aux risques liés au mercure, à la prévention des maladies professionnelles et à la protection de la santé des communautés.

Les participants sont également accompagnés sur la législation minière et la formalisation, ainsi que sur les droits humains, la prévention des conflits et la cohésion sociale.

Le parcours aborde ensuite les techniques d’exploitation de la petite mine, la prospection aurifère, la mécanisation adaptée aux EMAPE, les techniques de traitement du minerai, la gestion des eaux et des déchets, ainsi que la fermeture et la réhabilitation des sites miniers.

D’autres modules portent sur les dimensions économiques et organisationnelles de l’activité : traçabilité et commercialisation responsable de l’or, critères planetGOLD et standard CRAFT, gouvernance des coopératives, leadership féminin et inclusion, entrepreneuriat, accès au financement et éducation financière.

Des équipements et supports pédagogiques pour apprendre l’exploitation minière artisanale et à petite échelle responsable de l’or

La formation in situ accorde une place importante aux démonstrations et aux exercices pratiques. Selon les modules, les participants sont amenés à travailler avec des équipements et matériels adaptés aux activités enseignées : équipements de protection individuelle, matériels de premiers secours, outils de prospection, équipements de démonstration pour l’exploitation et le traitement du minerai, ainsi que des dispositifs permettant d’illustrer les pratiques de gestion environnementale et les alternatives au mercure.

Cette mise en situation permet de mieux comprendre le fonctionnement des équipements, leurs conditions d’utilisation et leur intérêt pour améliorer la sécurité, l’efficacité et la performance des opérations minières.

Les sessions s’appuient également sur des supports pédagogiques conçus et s’inscrivant dans les lignes proposées par le Guide d’aide à la formalisation pour faciliter la compréhension et l’appropriation des messages clés : présentations, guides, fiches pratiques, supports illustrés, exercices et démonstrations, selon les besoins de chaque module.

Le recours à des supports simples et contextualisés vise à faciliter la mémorisation des connaissances et à permettre aux participants de se référer ultérieurement aux bonnes pratiques dans leurs activités.

Un partenariat entre expertises minières, environnementales et sociales

La mise en œuvre des formations repose sur la mobilisation de plusieurs institutions et organisations disposant d’expertises complémentaires.

La Direction de l’Hygiène, de la Protection de la Santé et de l’Environnement (DHPSE) intervient sur les questions de santé et d’environnement, tandis que la DEMSIAC/DMGM contribue aux modules consacrés à la législation minière et à la formalisation.

La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) intervient sur les droits humains et la cohésion sociale. Les questions environnementales bénéficient également de l’expertise de l’Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa et de l’Université Nangui Abrogoua.

L’Office National de la Protection Civile (ONPC) intervient sur la prévention des risques, la sécurité et les premiers secours. Pour les aspects techniques, notamment la prospection, l’exploitation et le traitement du minerai, le dispositif mobilise notamment l’INP-HB et la SODEMI.

Enfin, CASE et IMPACT, partenaires de mise en œuvre du projet, contribuent aux modules liés à l’approche planetGOLD et au standard CRAFT.

Cette diversité de partenaires permet de proposer une formation qui ne se limite pas aux techniques minières, mais intègre également les dimensions sanitaires, environnementales, juridiques, sociales, économiques et organisationnelles de l’EMAPE.

Avec 150 acteurs formés à travers les cinq sites bénéficiaires, le programme vise à renforcer durablement les capacités locales et à favoriser l’adoption de pratiques plus responsables.

L’évaluation réalisée au début et à la fin des formations permettra de documenter les progrès accomplis et d’orienter, si nécessaire, les actions futures de renforcement des capacités.

À travers cette approche qui rapproche la formation des réalités de l’EMAPE, planetGOLD Cote d’Ivoire crée les conditions pour que les connaissances acquises puissent se traduire en pratiques concrètes : une exploitation plus sûre, une meilleure protection de l’environnement, une réduction de l’utilisation du mercure et une activité minière davantage structurée et professionnalisée.

 

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