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02 July 2025
Dans les zones aurifères de Haute Guinée, le renforcement des comités locaux s’impose comme un levier essentiel pour améliorer la gestion des plaintes communautaires. Grâce à des outils de suivi performants et à l’implication active du leadership féminin, les mécanismes de dialogue deviennent plus efficaces et inclusifs. Cette démarche contribue à une gouvernance minière plus équitable, au service des communautés locales.
Des sessions d’information riches et participatives
Pendant ces deux journées de formation :
• Une présentation technique et détaillée du MGP, incluant son fonctionnement, ses étapes clés et les responsabilités de chaque membre ;
• Des séances interactives : simulations, jeux de rôles et cas pratiques portant sur des plaintes liées à l’environnement, au genre et à la cohabitation miniers-communautés ;
• Des modules spécifiques sur la place des femmes dans la gouvernance locale, la médiation, la résolution des conflits et la responsabilisation communautaire.
Dans chaque localité, les membres des comités ont été officiellement installés, avec la validation des autorités locales et l’engagement communautaire pour faire du MGP un outil fonctionnel et inclusif.
Ce que les communautés attendent des comités
• À Mandiana (Morodou) : résolution des conflits entre mineurs et propriétaires terriens, et prise en compte des préoccupations sanitaires liées au mercure.
• À Siguiri (Kintinian) : engagement fort dans le traitement des violences basées sur le genre (VBG) et la sécurisation des sites miniers.
• À Kouroussa (Koumana) : priorités sur la protection de l’environnement, la transparence économique et le renforcement du rôle des femmes dans les décisions locales.
Analyse croisée des résultats
Points communs :
• Mobilisation importante des femmes leaders dans les trois zones ;
• Engagement des jeunes et relais communautaires ;
• Volonté partagée de créer un cadre formel, équitable et pérenne pour la gestion des plaintes.
Spécificités locales :
• Mandiana : besoin d’un accompagnement médical ciblé pour les cas liés au mercure (Hg) ;
• Siguiri : exigence de confidentialité renforcée pour les plaintes sensibles (VBG) ;
• Kouroussa : nécessité de moyens logistiques pour les comités (registres, fiches, mobilité).
Réussites notables :
• Installation officielle de tous les comités avec signature d’engagement ;
• Montée en compétences des femmes leaders, devenues porte-voix communautaires ;
• Création d’une synergie intersectorielle entre santé, mines, environnement.
Limites et recommandations :
• Manque d’équipements de base pour les comités ;
• Besoin d’un appui renforcé en communication locale (affiches, messages radios) ;
• Promouvoir le partage d’expériences entre comités pour mutualiser les bonnes pratiques.
Chiffres clés
| Indicateurs | Données observées |
|---|---|
| Nombre total de comités installés | 9 comités (3 par préfecture) |
| Participants formés | Plus de 60 acteurs communautaires |
| Proportion de femmes participantes | 42 % impliquées activement |
| Sites couverts | Mandiana, Siguiri, Kouroussa |
| Outils distribués | Guides, registres de plaintes, fiches de suivi |
| Engagements signés | 100 % des comités validés par les autorités locales |
« En tant que femme, je me disais que ce travail n’était pas pour nous. Mais cette session m’a montré que nous avons notre mot à dire. J’ai déjà commencé à sensibiliser d’autres femmes sur les dangers du mercure et sur nos droits face aux abus dans les zones minières. »
— Aminata Bangoura, relais communautaire à Kintinian
« Depuis notre formation, je me sens capable d’intervenir dans les conflits entre les exploitants miniers et les familles du village. Avec le registre de plainte, nous avons maintenant une méthode claire pour écouter, noter, et transmettre les préoccupations sans peur. »
— Fatoumata Keïta, membre du comité local de Koumana
Ces ateliers marquent une avancée décisive pour planetGOLD Guinée, avec l’installation officielle de 9 comités locaux dans trois préfectures, impliquant plus de 60 acteurs communautaires, dont 42 % de femmes. Grâce aux échanges intersectoriels et aux outils distribués (guides, registres, fiches de suivi), ces structures disposent désormais d’un cadre fonctionnel pour la gestion des plaintes. Le leadership féminin, fortement valorisé, s’est exprimé à travers des engagements concrets et une prise de parole accrue, posant les bases d’un changement communautaire plus inclusif et durable.
« Un bon mécanisme de plainte, c’est d’abord une oreille qui écoute et une voix qui agit. »
— Adama Cherif Camara, Formateur
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